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SELARL médecin : guide complet 2026 (ordonnance 2023, fiscalité, SMHF)

SELARL médecin : guide complet 2026 (ordonnance 2023, fiscalité, SMHF)

La SELARL reste en 2026 la forme sociétaire de référence pour les médecins libéraux. Le cadre rénové par l'ordonnance du 8 février 2023 (applicable depuis le 1er septembre 2024) apporte une souplesse nouvelle : détention du capital via SPFPL, droit de retrait, comptes courants déplafonnés. En contrepartie, le contrôle de l'indépendance par le CNOM est renforcé, avec dissolution possible de la SEL en cas de non-conformité. Le vrai levier de richesse reste la combinaison SELARL / SMHF (jusqu'à 25 % du capital), qui permet de faire remonter les dividendes via le régime mère-fille et de bâtir un patrimoine immobilier ou financier hors du périmètre libéral.

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SELARL médecin : pourquoi le sujet revient en force en 2026

L'exercice en société d'exercice libéral est devenu la norme structurante pour les médecins libéraux Avec l'ordonnance n°2023-77 du 8 février 2023, applicable depuis le 1er septembre 2024, le cadre des SEL a été entièrement rénové : règles de détention du capital, comptes courants déplafonnés, droit de retrait, contrôle de l'indépendance renforcé.

Et au passage, un point que beaucoup de praticiens et de cabinets continuent d'ignorer : depuis la réforme fiscale 2024 sur la rémunération technique des associés de SEL, le débat SELARL ou SELAS pour un médecin n'a plus aucun intérêt fiscal. Les deux formes aboutissent désormais à un traitement fiscal identique sur la part technique. Le choix se fait sur d'autres critères (gouvernance, cotisations sociales, transmission).

Ce guide détaille le cadre juridique 2026, les règles de détention spécifiques aux médecins, un cas chiffré, et les leviers patrimoniaux (SMHF, SPFPL) qui transforment une simple SELARL en véritable architecture de richesse.

Qu'est-ce qu'une SELARL pour un médecin ?

La SELARL (Société d'Exercice Libéral à Responsabilité Limitée) est une société commerciale à objet civil, créée pour permettre aux professions libérales réglementées d'exercer sous forme sociétaire avec responsabilité limitée. Elle reprend la structure juridique de la SARL, adaptée aux contraintes déontologiques de l'Ordre des médecins.

Concrètement, le médecin n'exerce plus en son nom propre (BNC) mais à travers une société dotée d'une personnalité juridique distincte, soumise à l'impôt sur les sociétés (IS) et inscrite au tableau du Conseil National de l'Ordre des Médecins (CNOM).

Quatre formes juridiques sont possibles pour une SEL de médecin :

SELARL : la plus répandue, gérance simple, gérant TNS

SELAS : forme par actions, président assimilé salarié, plus souple en gouvernance

SELAFA : forme anonyme, peu utilisée en pratique médicale

SELCA : société en commandite par actions, marginale

Pour bien situer la décision et comprendre l'arbitrage par rapport à l'exercice individuel, voir notre dossier complet passage de BNC en SELARL.

SELARL ou SELAS médecin : un débat dépassé en 2026

C’est un point encore souvent mal présenté en ligne. Pendant longtemps, le choix entre SELARL et SELAS reposait largement sur la fiscalité des dividendes : cotisations sociales sur la fraction excédant 10 % du capital en SELARL, contre des dividendes non assujettis aux cotisations sociales en SELAS.

Depuis la doctrine fiscale 2024 sur la rémunération technique des associés exerçants (applicable aux exercices clos à compter du 1er janvier 2024), une partie de la rémunération professionnelle est désormais imposée en BNC dans les deux structures, indépendamment du statut social du dirigeant.

Les dividendes demeurent toutefois un sujet central notamment pour les médecins générant une forte rentabilité. Le choix entre SELARL et SELAS doit désormais être analysé de manière plus globale, en intégrant le régime social du dirigeant, le niveau de rémunération, la stratégie de distribution, les coûts et les objectifs patrimoniaux.

Le cadre juridique en 2026 : ordonnance du 8 février 2023

L'ordonnance n°2023-77 du 8 février 2023 a refondu l'ensemble du droit des sociétés d'exercice libéral. Elle est applicable depuis le 1er septembre 2024 et structure aujourd'hui toutes les SEL, y compris les SELARL de médecins.

Quatre nouveautés majeures concernent directement les médecins en SELARL :

Avant l'ordonnance 2023Depuis le 1er septembre 2024
Le médecin associé devait obligatoirement détenir au moins une part en direct dans le capital de la SEL.Le médecin peut désormais détenir sa participation directement OU via une SPFPL (article 40 de l'ordonnance). Il suffit qu'au moins un médecin exerçant soit associé, peu importe le mode de détention.
Pas de droit de retrait dans les SEL (uniquement dans les SCP). Toute tentative était censurée par la Cour de cassation.Possibilité d'aménager un droit de retrait dans les statuts (article 57). Permet à un médecin associé de sortir de la SEL dans un cadre légal sécurisé.
Apports en compte courant d'associé limités à 3 fois le capital détenu.Plafond supprimé. Levier d'optimisation patrimoniale puissant : un médecin peut désormais loger des liquidités importantes en compte courant sans contrainte de proportionnalité au capital.
Réserve des droits de vote double aux seuls professionnels exerçants.Réserve supprimée. Souplesse accrue dans la gouvernance et les pactes d'associés.

Côté contrôle, l'ordonnance a aussi renforcé l'obligation d'information annuelle au CNOM (statuts, composition du capital et des droits de vote, conventions de gouvernance, y compris pactes d'associés) et alourdi les sanctions : la dissolution de la SEL peut désormais être demandée par toute personne intéressée (Ordre, confrère, associé, patient) en cas de capital ou de gouvernance non conformes. La régularisation reste possible avant jugement, ce qui incite fortement à la mise en conformité plutôt qu'à la sanction.

Détention du capital d'une SELARL médecin : règles spécifiques

Les professions de santé, dont les médecins, bénéficient de règles particulières sur la détention du capital, codifiées par l'ordonnance 2023.

Le principe : majorité aux médecins exerçants

Plus de 50 % du capital et des droits de vote doit être détenu, directement ou via une SPFPL, par :

• des médecins exerçant dans la SELARL (associés exerçants), ou

• d'autres médecins exerçant ailleurs (personnes physiques), ou

• d'autres personnes morales exerçant la médecine (autres SEL de médecins).

Au moins un médecin exerçant dans la SELARL doit être associé, directement ou via une SPFPL (article 40). Une SPFPL peut détenir jusqu'à 100 % du capital d'une SELARL, ce qui ouvre la voie aux montages de type LBO ou à la transmission familiale.

La minorité (≤ 25 % par personne) : place pour la SMHF

Le complément du capital, dans la limite de 49 % au total et de 25 % par personne ou entité, peut être détenu par :

• d'anciens médecins de la société (pendant 10 ans)

• les ayants droit de ces anciens associés (pendant 5 ans)

• des personnes physiques ou morales exerçant une profession de la même famille

• des personnes européennes exerçant la même activité

dans la limite de 25 % du capital : d'autres personnes désignées par décret :c'est précisément ici que se loge la SMHF (Société Moyens Holding Familiale), holding patrimoniale non réglementée

Tableau récapitulatif

Qui peut détenir ?PlafondNotes
Médecins exerçant dans la SELARL (directement ou via SPFPL)≥ 50 % capital + droits de voteMajorité obligatoire. Au moins 1 médecin exerçant.
Autres médecins exerçants ou autres SEL de médecinsPas de plafond individuelComptent dans la majorité.
SPFPL (holding réglementée)Jusqu'à 100 %Sous réserve de majorité de médecins au capital de la SPFPL.
Anciens associés médecinsPendant 10 ansSortie progressive autorisée.
Ayants droit d'anciens associésPendant 5 ansCas de transmission par décès.
SMHF (holding patrimoniale familiale)≤ 25 %Levier patrimonial majeur pour les médecins.

Fiscalité de la SELARL médecin

La SELARL est soumise par défaut à l'impôt sur les sociétés (IS). Le résultat imposable est taxé à :

15 % sur les premiers 42 500 € de bénéfice

25 % au-delà

La rémunération du médecin gérant est déductible du résultat de la SELARL (article 62 CGI pour le gérant majoritaire). Côté médecin, elle est imposée à l'IR avec abattement de 10 % pour frais professionnels (ou frais réels), et soumise aux cotisations sociales TNS auprès de la CARMF pour la retraite et de la PAMC (ou SSI sur option) pour la maladie.

Les dividendes distribués au médecin sont imposés au PFU à 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux depuis 2026), ou au barème progressif sur option avec abattement de 40 %. Attention : la part de dividendes dépassant 10 % du capital + primes + compte courant moyen est requalifiée en revenus d'activité et soumise aux cotisations TNS : un sujet détaillé dans notre guide sur les dividendes SELARL.

Cas chiffré : médecin avec 150 000 € de bénéfices

Reprenons la même logique de calcul que dans notre dossier passage de BNC en SELARL. Hypothèse : un médecin libéral réalisant 150 000 € de bénéfices annuels, avec un besoin de rémunération personnelle de 70 000 €/an.

Scénario 1 — Régime BNC (exercice individuel)

ÉlémentMontant
Bénéfice annuel150 000 €
Cotisations sociales TNS (~ 35 %)− 52 500 €
Revenu net imposable97 500 €
Impôt sur le revenu (taux moyen ~ 28 %)− 27 300 €
Net en poche70 200 €

Scénario 2 — SELARL optimisée (rémunération 70 000 €)

ÉlémentMontant
Rémunération brute70 000 €
Cotisations sociales TNS (~ 35 %)− 24 500 €
Impôt sur le revenu (taux moyen ~ 22 %)− 10 010 €
Net en poche35 490 €

Capitalisé dans la SELARL :

ÉlémentMontant
Bénéfice total150 000 €
Rémunération brute− 70 000 €
Cotisations sociales sur rémunération− 24 500 €
Bénéfice avant IS55 500 €
IS (15 % jusqu'à 42 500 € + 25 % au-delà)− 9 625 €
Disponible dans la SELARL45 875 €

Comparaison globale

CritèreBNCSELARL
Net personnel70 200 €35 490 €
Capitalisé dans la société— (pas de société)45 875 €
Total annuel disponible70 200 €81 365 €
Gain SELARL+ 11 165 €/an

Le gain immédiat est de l'ordre de 11 000 €/an, mais c'est surtout la trésorerie capitalisée (45 875 €) qui change la donne : sur 10 ans, un médecin construit ainsi près de 460 000 € de trésorerie d'entreprise, qui peut financer un projet immobilier professionnel, alimenter une SMHF ou préparer la cession.

SMHF et SPFPL : l'architecture patrimoniale du médecin

Une SELARL seule reste un véhicule d'exercice. Pour transformer la trésorerie capitalisée en patrimoine, le médecin dispose de deux structures complémentaires : la SMHF et la SPFPL.

La SMHF (Société Moyens Holding Familiale)

La SMHF est une holding patrimoniale non réglementée (SAS, SARL ou société civile) qui peut détenir jusqu'à 25 % du capital d'une SELARL de médecin. Contrairement à la SPFPL, elle n'est pas inscrite à l'Ordre et n'est donc pas soumise aux contraintes déontologiques.

Elle peut investir librement en immobilier locatif, ETF, parts de SCI, valeurs mobilières, private equity, assurance-vie société, etc. Grâce au régime mère-fille (article 145 CGI), les dividendes versés par la SELARL à la SMHF sont quasi exonérés d'IS : réintégration d'une quote part pour frais et charges de 5%

Pour comprendre tout le potentiel de ce dispositif et ses conditions d'éligibilité, consultez notre guide complet SMHF kinésithérapeute — la même logique s'applique aux médecins, qui font partie des professions éligibles aux côtés des kinésithérapeutes, infirmiers et sages-femmes.

La SPFPL (Société de Participations Financières de Profession Libérale)

La SPFPL est une holding réglementée, inscrite à l'Ordre, qui peut détenir jusqu'à 100 % du capital d'une ou plusieurs SELARL. L'ordonnance 2023 a élargi son objet : elle peut désormais détenir des actifs immobiliers (locaux professionnels destinés exclusivement aux filiales SEL) et des sociétés de droit commun, ce qui en fait un véhicule patrimonial bien plus polyvalent qu'auparavant.

Elle bénéficie également du régime mère-fille sur les dividendes remontés depuis la SELARL. Pour les médecins qui disposent déjà d'une SPFPL "ancienne génération" et veulent l'ouvrir aux nouvelles possibilités d'investissement, voir notre dossier transformation SPFPL en holding patrimoniale.

SMHF ou SPFPL : quel arbitrage pour un médecin ?

CritèreSMHFSPFPL
Réglementation OrdreNonOui (CNOM)
Plafond détention SELARL médecin25 % maximumJusqu'à 100 %
Liberté d'investissementTotale (immo, bourse, SCI, ETF…)Élargie (immo pro filiales, sociétés droit commun)
Régime mère-filleOui (1,25 %)Oui (1,25 %)
Usage typeConstruction patrimoniale familialeRachat / LBO / structuration groupe SEL

Notre conseil : pour un médecin qui veut bâtir un patrimoine personnel à partir des excédents de sa SELARL, la combinaison SELARL + SMHF (à 25 %) est la stratégie la plus efficace. Pour un projet de rachat, de transmission ou de structuration multi-cabinets, la SPFPL prend tout son sens.

Régime social du médecin gérant de SELARL

Le médecin gérant majoritaire d'une SELARL relève du régime des travailleurs non-salariés (TNS). Sa retraite est gérée par la CARMF (Caisse Autonome de Retraite des Médecins de France) ; sa couverture maladie par le régime spécifique des PAMC (Praticiens et Auxiliaires Médicaux Conventionnés), avec option possible pour la sécurité sociale des indépendants.

Les cotisations s'appliquent sur la rémunération de gérance et, au-delà du seuil de 10 % du capital social + primes + compte courant moyen, sur la part de dividendes dépassant ce seuil. C'est un point d'arbitrage à calibrer chaque année avec un expert-comptable.

Avantages, inconvénients et points de vigilance

Avantages structurels

Fiscalité IS optimisée : capitalisation de la trésorerie excédentaire au taux réduit de 15 %

Pilotage du revenu personnel : choix annuel du mix rémunération + dividendes

Responsabilité limitée aux apports (hors faute professionnelle)

Cadre adapté à l'association : accueil de nouveaux associés médecins ou structuration en groupe

Architecture patrimoniale évolutive : SMHF, SPFPL, immobilier professionnel

Transmission facilitée : cession de parts plus fluide que cession de patientèle

Inconvénients à anticiper

Coûts récurrents : honoraires comptables et juridiques, dépôt des comptes, AG annuelle

Frais de mise en place : agrément CNOM, statuts, apport de patientèle

Formalisme accru : registres, comptabilité d'engagement, conventions réglementées

Cotisations TNS sur dividendes au-delà de 10 % du capital + CCA

Risque de dissolution en cas de non-conformité de la détention du capital ou de la gouvernance (sanction renforcée par l'ordonnance 2023)

Pièges fréquents

Sous-estimer le délai d'agrément du CNOM (jusqu'à 3 mois)

Mal calibrer la répartition du capital entre médecins et SMHF/SPFPL

Négliger le contrôle de l'indépendance : la dissolution est désormais une sanction effective

Confondre SMHF et SPFPL : les deux structures n'ont pas le même objet ni les mêmes contraintes

Penser que SELARL ou SELAS change la fiscalité : ce n'est plus le cas depuis 2024, le choix se fait sur d'autres critères

Conclusion

La SELARL reste en 2026 la forme sociétaire de référence pour les médecins libéraux. Le cadre rénové par l'ordonnance du 8 février 2023 (applicable depuis le 1er septembre 2024) apporte une souplesse nouvelle (détention via SPFPL, droit de retrait, comptes courants déplafonnés) et impose en parallèle un contrôle de l'indépendance plus strict : la dissolution devenant une sanction réellement applicable.

Sur le plan fiscal, le débat SELARL vs SELAS pour un médecin n'a plus de pertinence depuis la réforme 2024 sur la rémunération technique : l'arbitrage se joue désormais sur la gouvernance et la stratégie patrimoniale, pas sur l'impôt. Le vrai levier de richesse, lui, reste la combinaison SELARL + SMHF : capitaliser à l'IS, faire remonter les dividendes en via le régime mère-fille, et construire un patrimoine immobilier ou financier hors du périmètre libéral.

👉 Consulter un expert-comptable spécialisé en professions de santé pour valider l'opportunité d'un passage en SELARL et structurer votre architecture patrimoniale (SMHF, SPFPL).

FAQ — SELARL médecin

SELARL ou SELAS pour un médecin : que choisir en 2026 ? +
Depuis la réforme fiscale 2024 sur la rémunération technique des associés de SEL, l’arbitrage ne se limite plus à la fiscalité des dividendes.

Le choix se fait surtout sur la gouvernance, le régime social du dirigeant, la simplicité statutaire et la stratégie de transmission.

Pour la majorité des médecins libéraux, la SELARL reste souvent la référence : structure éprouvée, coûts modérés et régime TNS généralement plus avantageux à moyen terme.
Quelles sont les nouveautés de l’ordonnance du 8 février 2023 pour un médecin en SELARL ? +
L’ordonnance n°2023-77, applicable depuis le 1er septembre 2024, a modernisé le cadre des SEL.

Elle prévoit notamment la possibilité de détenir sa participation directement ou via une SPFPL, l’introduction possible d’un droit de retrait dans les statuts, la suppression du plafond des comptes courants d’associés et un contrôle renforcé de l’indépendance professionnelle.
Quel gain peut espérer un médecin avec 150 000 € de bénéfices en passant en SELARL ? +
L’intérêt ne se limite pas au gain immédiat.

Avec une rémunération personnelle maîtrisée, la SELARL permet de conserver une partie du résultat dans la société, taxée à l’IS, pour financer des investissements, un projet immobilier professionnel ou une stratégie patrimoniale.

Dans certains cas, l’économie annuelle peut atteindre plusieurs milliers d’euros, mais elle dépend fortement du niveau de rémunération, du foyer fiscal et des besoins de vie.
Qu’est-ce qu’une SMHF et pourquoi un médecin doit-il s’y intéresser ? +
La SMHF est une holding patrimoniale non réglementée pouvant détenir jusqu’à 25 % du capital d’une SELARL de médecin.

Elle permet de faire remonter une partie des dividendes avec une fiscalité très allégée grâce au régime mère-fille, puis d’investir librement en immobilier, bourse, SCI, ETF ou autres supports patrimoniaux.
Quelle différence entre SMHF et SPFPL pour un médecin ? +
La SPFPL est une holding réglementée, inscrite à l’Ordre, adaptée aux opérations de rachat, transmission ou structuration de cabinets.

La SMHF, elle, est non réglementée et plafonnée à 25 % du capital de la SELARL. Elle vise surtout à construire un patrimoine personnel ou familial en dehors du périmètre strictement professionnel.
Faut-il un agrément pour créer une SELARL médecin ? +
Oui. Avant l’immatriculation au RCS, la SELARL doit être inscrite au tableau de l’Ordre des médecins.

L’Ordre vérifie notamment la qualité des associés, la composition du capital, le respect des règles déontologiques et la conformité des statuts.

Le délai d’instruction est généralement de 2 à 3 mois.
Quels sont les risques de non-conformité d’une SELARL médecin depuis 2024 ? +
Les sanctions ont été renforcées.

En cas de capital non conforme, de droits de vote irréguliers ou de gouvernance contraire aux règles professionnelles, la dissolution de la SELARL peut être demandée.

L’obligation d’information annuelle auprès de l’Ordre a également été élargie, notamment aux conventions de gouvernance et pactes d’associés.
Une SPFPL peut-elle détenir 100 % d’une SELARL médecin ? +
Oui, sous conditions.

Une SPFPL peut détenir jusqu’à 100 % du capital d’une SELARL de médecin, à condition que les règles de détention applicables aux professions médicales soient respectées.

Depuis l’ordonnance 2023, la détention indirecte via SPFPL est davantage sécurisée pour les schémas de rachat, de transmission ou de structuration de groupe.